Sud-PTT a appris, avec stupeur, le
suicide d’une collègue du centre financier de La Banque Postale de Paris, sur son lieu de travail à Paris (15eme arrondissement) en se défenestrant du 4ème étage. Elle travaillait au service « PCE ». Les raisons d’un suicide sont toujours complexes. Mais se suicider sur son lieu de travail n’est pas banal et implique nécessairement qu’il y ait un lien avec le travail.
La direction de La Banque Postale ne peut ignorer ses responsabilités !
Une nouvelle fois, pour se dédouaner de ses responsabilités, la direction avance que la collègue connaissait des problèmes d’ordre personnel. Pour Sud-PTT, il ne s’agit pas de polémiquer mais il est tout de même à souligner que si la direction avait connaissance de difficultés, elle aurait dû en tirer des conséquences, ce qui est loin d’être le cas. La priorité donnée aux chiffres et à la productivité laisse peu de place à l’humain ! Il n’est d’ailleurs pas anodin que notre collègue ait commis son acte sur son lieu de travail, un acte qui démontre qu’il existe un lien entre ce geste et le travail. Sud-PTT avait officiellement alerté la direction du centre et le président de La Banque Postale en ce début d’année que le délai de 18 mois entre deux réorganisations de service (un engagement national de la direction de La Poste) n’était pas respecté. Il s’agissait d’un manquement inexcusable dans un contexte particulièrement difficile. La collègue avait été en congé de maladie et avait repris le travail il y a 3 semaines.
Au centre financier de Paris, une situation très dégradée !!!
En effet, dès 2009, le médecin de prévention affirmait dans son rapport annuel que le
risque psychosocial était le risque majeur dans ce centre. La progression, pour la seule année 2010, de l’absentéisme pour maladie de 17 à 24 jours d’arrêt maladie par an et par agent était un
autre signal d’alarme plus qu’inquiétant. Pour autant, aucune mesure n’a été prise tant au niveau local que national. Les restructurations continuent à un train d’enfer accompagnées de leurs
suppressions d’emplois : plus de 100 en 2010 et la trajectoire de 2011 est comparable (aujourd’hui, il ne reste plus que 1 391 agents dans ce centre). La seule prétendue action a consisté à
la signature d’un accord minotaire sur la santé au travail vide de contenu et auquel Sud-PTT s’est opposé pour rappeler l’importance de cette question et l’urgence d’agir concrètement.
Lors d’un CHS-CT extraordinaire, le 15 septembre, la direction du centre a décidé une enquête pour connaître les motifs de l’acte de notre collègue. Pour Sud-PTT, il n’est pas nécessaire d’attendre les résultats de cette enquête pour réagir. Il faut, immédiatement, décréter un moratoire sur les réorganisations, donner un coup d’arrêt aux pressions individuelles et ouvrir des négociations avec les organisations syndicales afin d’évaluer les recrutements nécessaires.
SUD-PTT ne cesse de dénoncer
• La déstabilisation du personnel qui est la conséquence des désorganisations dans les services (PSC)
• Les restructurations incessantes et les suppressions de poste et d’emplois obligeant à des reclassements (DCC services spécialisés, DCC production) • La concentration des activités et des services
• Les pressions commerciales (objectifs de vente inatteignables pour beaucoup)
• Les briefs, rebriefs, débriefs…et autres entretiens stupides.
• La dégradation des conditions de travail par manque d’emplois.
Ne vous résignez pas…. RESISTEZ !
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Pour la
première fois, les représentant-es syndicaux aux Comités Techniques sont élu-es à la proportionnelle directement par les postier-es. L’aspect paritaire disparaît, les élu-es du personnel peuvent
désormais s’exprimer majoritairement contre un projet. Ces comités techniques seront consultés chaque fois qu’il y a une réorganisation ou un changement du fonctionnement des services, sur la
formation et le développement des compétences, l’égalité professionnelle et la lutte contre les discriminations...
Comme pour
les élections CT, il y a deux niveaux de vote : national et local (votre direction). Ces instances traitent les questions d’ordre individuel : discipline, appréciation, refus de temps
partiel, inaptitude, etc.
Régulièrement, vous croisez les militant-es SUD, vous les appréciez pour leurs compétences, leur pugnacité face aux patrons. Dans cette période d’attaques tout azymut contre les
salariés tant sur nos conditions de travail et notre pouvoir d’achat, que plus largement avec un gouvernement qui nous saigne, il est important de renforcer le syndicalisme radical.
Cet accord a été signé par la
CGC, la CFTC, FO et la CFDT. La CGT se donne 10 jours de réflexion.
Face aux restructurations : ne rien lâcher