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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 12:34

1902755_1391492917781334_824029914_n.jpgLes facteurs de Rueil-Malmaison (92) sont en grève à 87% depuis le mercredi 29 janvier 2014. Les facteurs en grève ont profité de l’AG d'hier pour préciser leur plateforme de revendications : les Rueillois se battent pour l’embauche des contrats précaires, pour leur regroupement sur une site unique à Rueil et non dans une autre commune et pour le report du projet de diminution du nombre de tournées sur leur commune et de la mise en place de Facteur d’Avenir.

Les facteurs de La Garenne-Colombes et Bois-Colombes, ils protestent eux aussi contre une restructuration qui implique de nombreuses suppressions d’emplois. Quant au CTED, ils se battent contre le licenciement d’un des leurs, pour l’amélioration de leurs conditions de travail et pour une prime correspondant à la difficulté particulière de leur travail. Cette Assemblée Générale se tenait alors que la direction avait donné ses premiers signes de faiblesse à Colombes et Neuilly.

Menaces d’extension de la grève et reculs de la direction

Ce matin, les postiers de Colombes et de Neuilly étaient en effet sur le point de débrayer sur des thématiques qui leur étaient propres : ils refusaient qu’on leur impose des tâches supplémentaires non-payées. Les Colombiens exigeaient qu’on retire des Demandes d’Explications infligées aux agents qui avaient refusé de distribuer une partie « sécable » non prévue dans l’organisation du travail en vigueur. Quant aux facteurs de Neuilly, la direction voulait leur imposer d’établir des listes de clients en vue de démarches commerciales pour le compte de SFR (vente de fibres optiques).

Quand les chefs d’établissements de Colombes et Neuilly ont réalisé que les facteurs allaient massivement débrayer, ils ont satisfait leurs revendications sur le champ. Quant au directeur d'établissement d'Asnières, il a lui aussi essayé d'imposer aux collègues du service d'après-midi une réorganisation "sauvage", en versant une prime ridicule. Là encore, la direction a très vite cédé sur les exigences des grévistes : retrait des sanctions et paiement de 2 RC.
Ces petites victoires sont importantes, en particulier à Neuilly où un précédent est établi sur une question centrale pour La Poste : la direction de l'entreprise compte bien faire une bonne partie de son futur chiffre d'affaires en ajoutant aux postiers de nouvelles tâches et même de nouveaux métiers avec moins d'effectifs et sans payer les postiers un euro de plus. En bref, la conclusion que pourraient tirer toute un série de postiers, c'est : "si Colombes et Neuilly ne sont pas obligés de jouer les VRP pour pas un rond, pourquoi on le serait nous ?"

La direction départementale continue néanmoins de jouer les gros bras
Cependant, cet après-midi, la direction départementale a adopté une posture de refus de tout compromis avec les postiers de Rueil, La Garenne-Colombes et Bois-Colombes. Elle cherche ainsi à isoler les bureaux partis en premier. En lâchant sur les revendications locales de ces 2 bureaux dès le 2ème débrayage, la direction cherche très certainement ainsi à isoler les bureaux qui se sont lancés les premiers dans le conflit. Mais c’est ne manœuvre à double tranchant : elle prend le risque de donner un encouragement à extension du conflit en donnant une preuve sans appel que la lutte paye. Dans tous les cas, elle endosse l’entière responsabilité de la prolongation du conflit.

Du côté du Conseil Général
Une délégation a été reçue par la vice-présidente du Conseil Général chargée de « l’Insertion ». Les collègues ont clairement fait comprendre que le Conseil Général avait une responsabilité dans la situation des contrats d’insertion (CIE). Face aux preuves irréfutables de l’utilisation des contrats aidés pour gonfler frauduleusement les profits de La Poste, c’est désormais à eux de se positionner.

Un petit geste qui en dit long
Les grèves sont souvent révélatrices du vrai visage des un(e)s et des autres. Depuis le début du conflit, le directeur de Rueil ne s'était pas illustré par son courage : il n'avait même pas osé annoncer aux collègues précaires que leur contrat n'était pas renouvelé.

Et aujourd'hui il a profité de l’absence des collègues du fait de la grève pour faire décoller les dizaines de photos des conflits de ces dernières années qui ornaient le mur de la cabine de Rueil Doumer. Il espérait effacer ainsi le souvenir des victoires du passé, il n’a fait que prouver sa mesquinerie sans bornes.

 

Les postiers du 92 sont en grève tous les samedis depuis le 5 octobre et en grève reconductible depuis le 29 janvier.Ils ont besoin d’un maximum de dons dans leur caisse de grève pour tenir. Envoyez vos chèques à l’ordre de SUD Poste 92, mention «solidarité grévistes» au dos, à envoyer à SUD Poste 92, 51 rue Jean Bonal 92250 La Garenne-Colombes

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