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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 11:15

4ème jour de grève ce matin pour les facteurs de Lyon 08. Depuis le 2 Avril, la Direction ne veut toujours pas entendre les revendications du personnel. La Poste a prévu pour le 18 Juin , une réorganisation qui engendrera une suppression de 2 emplois.

Ce matin lors d'une assemblée générale, les agents ont voté à l'unanimité la reconduction de la grève pour le lundi 8 avril 2013. Pour essayer de contrer la grève, La Poste a mis en place un plan de continuité de service, en envoyant le courrier dans un centre d'entraide parallèle et en embauchant des intérimaires, ce qui est illégal.

Le personnel reste mobilisé et ne comprends pas la stratégie de La Poste qui préfère casser la grève et décourager son personnel, plutôt que de sortir du conflit rapidement en répondant aux revendications.


Lundi matin les facteurs entameront leurs 7eme jours de grève.

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 19:43

la-greve-des-facteurs-prend-de-l-ampleur

Les facteurs du centre de tri de Bollène ont débuté leur grève il y a 12 jours. Ils refusent le plan de réorganisation de la direction, qui prévoit la suppression de trois tournées. Suite à l’échec des négociations l''assemblée générale a reconduit ce matin à l’unanimité la gréve pour le 13 e jour. Depuis le début du conflit 12 grévistes sur 21 tournées sont présent-e chaque matin.

Les facteurs de Bollene sont plus mobilisés que jamais. Ils ont visité ces derniers jours tous les bureaux du haut Vaucluse pour expliquer à leurs collègues les raisons de la gréve et les inviter à les rejoindre. Pour la journée de mercredi les grévistes ont été soutenus par les bureaux du haut Vaucluse (Orange,Vaison,Valréas,Jonquieres,St Cecile les vignes,Courthezon), puis sur la journée du jeudi ce sont les autres bureaux du département du Vaucluse qui était appeler à faire grève pour les soutenir.

La Poste proclame haut et fort partout qu’elle ne négociera pas sur l’emploi méprisant un peu plus les agents grévistes. Elle a mis en place des centres d’entraide avec des intérimaires qui tentent tant bien que mal d’écouler un peu du trafic,. Nous constatons lamentablement que la Poste préfère payer des intérims plutôt que de négocier sur l’emploi.. Un piquet de gréve est donc une nouvelle fois organisé demain devant le nouveau centre de distribution à Bollène ZAC du Puigraillet route de Mondragon. N'hesitez pas à aller les soutenir. Une caisse de grève à été organisé.

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 19:39

 

poste_11.jpgCe lundi 4 Mars 2013 , Jean-François, facteur qualité à Bayonne a tenté de mettre fin à ses jours par pendaison sur son lieu de travail. Il ne doit sa vie sauve qu'à l'intervention rapide de ses collègues.  


Dans une lettre intitulée « La Poste m'a tué », il « précise que mon geste n'est dû qu'à ma situation professionnelle, au bureau de Bayonne. La cooptation généralisée est devenue l'arme la plus féroce d'une gestion à la tête du client, et d'une vision à court terme, où l'intérêt général et le respect humain ont cédé la place au carriérisme malsain et au mépris systématique. » Il se dit « placardisé, ignoré, dénigré depuis des années, puis déprécié, et à chaque fois sans aucune explication » par plusieurs cadres de son bureau. Il ajoute : « J'espère juste que cela pourra permettre, au niveau local au moins, et pour un temps, trop court (celui des médias?) à mes collègues, moins que rien comme moi, d'être traités, pour une fois, réellement comme des êtres humains et de se faire entendre, un peu. ». Nous ne pouvons que partager les propos de Jean-François.  

Le « grand dialogue » et les mesurettes de l'accord « Qualité de Vie au Travail » n'ont rien changé. La Poste reprend de plus belle ses réorganisations où rien de sérieux ne peut être discuté. Il est temps de mettre un coup d'arrêt à la pression continuelle subie par tous. Il est temps de donner aux services de distribution les moyens de travailler correctement.

 


Assez de sécables à tout bout de champ !

Assez des pressions au quotidien !

Assez de menaces et de sanctions pour travail non fait !

Assez d'absences non remplacées !

Assez de positions de travail non comblées !

Assez d'heures sup non payées !

 

Avant d'autres gestes désespérés face à ceux qui n'entendent rien, il faut passer à l'action collective contre toutes les pressions individuelles !

 

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 16:05
16805_0_preview.jpgLe procès en appel de 15 postiers du 92 vient de se terminer sur un revers pour la direction de La Poste. Sur les quinze prévenus, douze (dont Olivier Besancenot) ont été relaxés et trois déclarés coupables de séquestration à l’encontre de 13 cadres de La Poste le 10 mai 2010. C’est une première défaite pour la direction de La Poste : la thèse de la séquestration est mise à mal. Ce jugement est de plus incohérent au vue des faits reprochés : comment trois grévistes ont pu séquestrer 12 personnes ?

 

Un jugement qui cible un des principaux animateurs des grèves des postiers du 92 : Gaël Quirante, secrétaire départemental SUD Poste 92, est toujours en instance de licenciement : c’est un des principaux animateurs d’une équipe syndicale combative, qui fait obstacle aux plans de suppressions d’emploi de La Poste depuis des années.

Une loi d’amnistie… vidée de son contenu : La loi votée au Sénat le 27 février ne couvrant pas les faits de séquestration lors d’un mouvement social, la situation de nos 3 camarades n’est donc pas réglée. Les effets d’annonce sur une amnistie générale des syndicalistes sont l’arbre qui cache la forêt des cas de répression non réglés par la voie législative. Les mesures disciplinaires se multiplient dans l’entreprise.

Vers un collectif national des militants réprimés : La présence de grévistes de PSA au rassemblement organisé ce jour met à l’ordre du jour la constitution d’un collectif national contre la répression : la seule voie pour arracher une amnistie réelle est de regrouper les forces des différents secteurs réprimés, à La Poste, à PSA et ailleurs.
   
La fédération SUD PTT remercie tous les postiers qui ont fait le déplacement et principalement celles et ceux victimes aujourd’hui de la répression syndicale à La Poste dans les départements suivants : Pyrénées-Orientales, Gironde, Bouches-du-Rhône, Indre-et-Loire, Isère, Haute-Savoie, Nord, Bourgogne, Yvelines, Calvados.
         
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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 12:23
vote-Lyon-08-copie.jpgOn pensait avoir presque tout vu lors d’une restructuration, mais c'était sans compter sur un événement inso-lite. Tellement pressé de boucler, ou plutôt de bâcler sa réog de Lyon 08, pour mieux sévir sur celle de Lyon 07, nous avons eu le droit à une parodie de démocratie. Notre DE, soucieux de nous faire miroiter l'embarras du choix de notre future DHT, nous a proposé, pas moins de 7 scenarios plus médiocres les uns que les autres.

Quantité ne rime guère avec qualité : De ce fait, le 20 et 21 février 2013, nous avons eu le choix incontournable entre perdre des RTT ou des tournées. Résultat du vote : une DHT à 40h12 (incluant 2 suppressions de tournées) est arrivée légèrement en tête à 52%. A savoir que cette DHT est soumise à un accord nécessitant la signature de 30 % des organisations syndicales.

Coup de théâtre après les résultats : le Directeur d’Établissement prend la parole pour nous annoncer froidement qu'il a fait une « erreur ». Comment peut-on parler d' « erreur », alors que l'on créer et propose plusieurs semaines à l'avance un scénario de 35h « sec » en ETC ?   Argument d'autant plus difficile à entendre, lorsque l’on sait que notre DE détient un palmarès de 12 réorganisations à son actif !

L’ « erreur » n’en est pas une : cette excuse sonne faux, et personne n’est dupe de ce mea-culpa tardif. Il s’agit avant tout, et principalement d’une mauvaise appréciation de nos intentions de vote, voilà ce qui arrive lorsqu'on se risque au jeu des pronostics. La Poste ne veut pas prendre en compte le second résultat des 35h « sec » exprimé lors de la consultation initiale. Ce scénario prévoit plus de trois quartiers supplémentaires, et la fin de la sécabilité, forcément ça fait désordre pour la DOTC.

Cette situation confirme le fait, que nos dirigeants nous donnent l’impression d’avoir le choix, quand tout est décidé d’avance. Le résultat du vote n'étant pas concluant aux yeux de la Direction, un second appel aux urnes fut effectué sur quatre jours, les 23, 25, 26 et 27 février 2013.

Résultat, forte mobilisation des facteurs : Bilan : 1 seul votant, prouvant la forte mobilisation des facteurs de Lyon 08. Ce boycotte est un acte important envoyé tout droit à la Direction, qui atteste que les agents sont prêts à accueillir les 35h « sec » favorisant la création de tournées.

SUD et les organisations syndicales locales, refusent de cautionner la moindre perte de position de travail.

2014.jpgStoppons l'hémorragie qui grappille nos tournées sans pour autant sacrifier nos RTT. Pourquoi supprimer à tout prix des quartiers, lorsque 9 tournées sont quotidiennement en dépassement horaire ?   40H12 avec 40 QL rééquilibrés, voilà la seule solution honnête si La Poste ne veut pas des 35h « sec ».

Rappelons également que la baisse de trafic annoncée est moins forte que prévue, et que La Poste mise toujours sur le catastrophisme, pour sensibiliser ses agents de fournir encore et toujours plus d’efforts, sans reconnaissance humaine ou pécuniaire.  Sans oublier les innombrables projets immobiliers qui fleurissent en toutes saisons, et qui voient le jour post-diagnostic, quand « géopoint » tente de les minimiser.

A Lyon 08, nous ne voulons plus de « facteur d'avenir » !   

La sécabilité est un travail gratuit, jamais prise en compte dans les réorganisations, avec une prime dérisoire soumise à des critères injustes. D’ailleurs, l’entretien d’appréciation annuel à Lyon 08 a fait basculer la plupart des notations de « E » à « B ». En cause, le refus de mutualiser en avril 2012, acte déjà sanctionné de 37,50 euros retiré de la prime facteur d’avenir.

Totalement scandaleux et arbitraire, puisque les encadrants jugent une action collective dans un entretien qui est censé apprécier l’individu ! A Lyon 08 on applique la double peine.

La Poste nous ment en permanence avec la main sur le cœur.

Exemple : « Il doit vous rester 5 jours de congés au 31 décembre » = FAUX !!!   De même, il suffit d’un claquement de doigts pour modifier et imposer de nouveaux horaires aux agents de la cabine, qui termineront désormais à 14h00, soit 30 minutes plus tard le samedi. Tout ça bien sûr, sans consulter les organisations syndicales, au détriment de la qualité de vie au travail des personnes concernées.

A l’heure où vous lirez ce tract, on vous proposera certainement de voter pour une énième DHT jusqu’à ce qu’elle convienne, surtout à nos dirigeants ! Finalement, le rapport Kaspar n’est plus qu'un vague souvenir, qui à juste eu pour but, de donner bonne conscience à La Poste dans sa propagande mensuelle !

 

voir le tract   

 

 
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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 11:55

d20130207_5.jpgPatronat, CFDT, CFTC et CGC ont signé un accord national interprofessionnel aux conséquences négatives très importantes pour les salarié-es avec le soutien de l’UNSA. Le gouvernement s’est empressé d’afficher son soutien à ces nouveaux gains pour le patronat, à cette nouvelle régression sociale pour les travailleurs et les travailleuses.

        

C’est un mauvais coup pour les salarié-es, mais la partie n’est pas terminée. Le 6 mars, le texte de l’accord est transposé en projet de loi, puis débattu au Parlement. Il reste donc quelques semaines pour que toutes les forces syndicales opposées à la casse du Code du travail s’unissent et bloquent les appétits patronaux. L’Union syndicale Solidaires agit dans ce sens, dans les entreprises comme au plan national.

Le 5 Mars et après, unité pour gagner : Le gouvernement est pressé de satisfaire aux demandes patronales : imposons-lui de plutôt tenir compte des besoins de la majorité de la population, de celles et ceux qui gagnent leur vie en travaillant ou sont aujourd’hui exclu-es de ce droit. Le patronat n’a pas besoin de ces cadeaux supplémentaires.
Nous sommes nombreux et nombreuses à refuser ces nouveaux cadeaux aux patrons, et à vouloir défendre les droits des salarié-es : dans les entreprises et services publics, avec les sections et syndicats CGT, FO, Solidaires, FSU, mais aussi des structures CFDT, CFTC ou UNSA qui refusent l’accord approuvé par leurs responsables nationaux ; dans les localités, avec tous ces syndicats unis mais aussi les associations de chômeurs/ses (AC !, APEIS, MNCP), les organisations de défense des droits des femmes, les collectifs locaux qui se mettent en place...SUDPTT dépose un préavis de grève pour cette journée.

 

La réussite du 5 mars est un enjeu important.Toutes et tous à la manifestation pour dire "non à l'accord sur l'insécurisation de l'emploi" 

 
       
     
 
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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 12:51

salaire2En 2001, la CFDT, FO, CFTC et CGC signaient un accord où il était indiqué que le complément poste des salarié-es serait identique à celui des fonctionnaires, à partir de 2003.
Cette égalité n’a jamais été appliquée. Tiens donc déjà un accord non respecté ...

Ce problème perdure depuis des années et les salarié-es subissent toujours cette discrimination.

Pour se faire respecter, deux solutions sont possible si La Poste s’enferme dans son refus.
- La première c’est de multiplier les recours individuels devant les prud’hommes.
- La seconde, que SUD PTT a aussi choisi, c’est de former un pourvoi collectif devant le tribunal qui recouvre l’ensemble des salarié-es de La Poste.
Si nous gagnons devant le TGI, le droit s’appliquera à tous.

 

voir le tract

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 12:16

41t897EkuZL__SL500_AA300_.jpgThomas Barba viens de sortir « le livre noir de LA Poste ». Thomas Barba est entré à La Poste à l'époque, on disait les PTT en 1983. Chargé du tri, puis facteur, responsable d'un bureau et enfin inspecteur des postes, ce fils d'immigrés espagnols a gravi un à un tous les échelons. Il connaît tout de la maison. Il a vu, et donc subi, la modernisation effrénée de l'établissement depuis une vingtaine d'années.
Une mutation à marche forcée, imposée par les pouvoirs publics et la direction de la vénérable institution, faite au détriment des 300.000 salariés mais aussi des millions d'usagers. Harcèlement moral, suicide, précarité, discrimination... Thomas Barba dénonce, exemples à l'appui, les méthodes managériales effarantes et la politique du chiffre absurde mises en œuvre à La Poste. Avec un seul résultat probant : la dégradation des conditions de travail et du service rendu à la population.

Conseiller juridique autodidacte, médiatisé depuis qu'il a obtenu gain de cause, en 2004, pour la factrice aux 574 CDD, Thomas Barba a fait condamner La Poste à plus de... 150 reprises ! Un engagement en faveur de ses collègues qui lui ont valu de multiples intimidations, des dénonciations calomnieuses mais aussi des pressions amicales de certains syndicats maison, soucieux de préserver, à tout prix, leurs privilèges.
A travers ce témoignage édifiant, véritable « livre noir » de La Poste, Thomas Barba raconte aussi son histoire, celle d'un insurgé qui a choisi de défendre coûte que coûte le service public et ses postiers.

 

Entretien avec Thomas Barba :

Propos recueillis par recueillis par David Giraud - Liaisons Sociales

Alors que le groupe La Poste vient de conclure un accord-cadre sur la qualité de vie au travail, Thomas Barba, auteur du Livre noir de La Poste, estime que les véritables changements organisationnels et managériaux ne se feront pas sans une intervention politique. La tension sociale perdure, rappelle ce cadre supérieur installé dans le Tarn, par ailleurs délégué syndical SUD.

Liaisons Sociales : Bête noire de la direction de La Poste, vous êtes aussi considéré comme un sauveur par de nombreux salariés...

Thomas Barba : Tout commence avec la loi du 12 juillet 1990, et son article 31. A l’époque, le gouvernement de gauche voulait permettre à l’établissement postal de recruter, sur des postes spécifiques et périphériques au cœur du métier, des contractuels de droit privé comme des informaticiens, des ingénieurs, des médecins. Les recours à ces CDD devaient être une exception. Il n’en a rien été et La Poste a en fait multiplié ces contrats illégaux dans tous les corps de métier, les facteurs en tête avec dans certains cas, plus de 400 CDD pour une personne. Selon les bilans sociaux de 1991 à 2004, ces embauches ont été massivement féminines. Or, à chaque contrat, l’ancienneté n’était pas reprise. Cette stratégie que j’appelle « la gestion par le risque » a fini par être prise en défaut. J’ai pu gagner pas moins de 160 procès aux Prud’hommes au titre de violation grossière du Code du travail, de non respect des règles de fond et de forme des CDD et autres CDI à temps partiels imposés.

Liaisons Sociales : Ces faits sont désormais connus, pourquoi y revenir dans votre livre ?

Thomas Barba : Une loi de juin 2008 a réduit le délai de prescription de 30 à 5 ans pour obtenir des dommages et intérêts en plus des rappels de salaire. Dès lors, il sera impossible de réclamer son dû dans quelques mois, précisément à partir du 19 juin 2013. Il existe encore une possibilité d’obtenir réparation au delà des 5 ans si le principe de discrimination indirecte est reconnu. Cela concerne des milliers de personnes, qui pourront notamment disposer d’une retraite plus conforme, avec la reprise de l’ancienneté. Personne ne doit ignorer que la Poste était parfaitement au courant de l’illégalité de cette gestion par le risque. Mais tant que l’illégalité a été plus rentable que la légalité, sous la bienveillance de son principal actionnaire (l’Etat, NDLR), elle a continué ces pratiques scandaleuses. Les éventuels rebelles qui avaient « l’arrogance » de demander un CDI subissaient le chantage suivant : soit vous portez plainte et vous perdez le poste, soit vous vous taisez et cela continue. Beaucoup ont préféré se taire. Les embauches sous contrat précaire ont diminué après les accords de Vaugirard en novembre et décembre 2004, mais ils demeurent. Le plus souvent, les CDD sont gardés 1 ou 2 ans, mais ils ne sont pas réembauchés.

Liaisons Sociales : Vous évoquez aussi le management par le stress...

Thomas Barba : J’ai commencé mon livre par un hommage à l’un des cadres postiers, qui s’est suicidé en 2005 en laissant une lettre très claire qui liait son geste à son travail. Depuis, il y a eu d’autres suicides, sans parler des tentatives. En un mois et demi, dans ma région, deux collègues ont tenté de mettre de fin à leur jour. Je ne suis pas le seul à avoir pris la parole sur ce phénomène. Certains membres de l’encadrement en ont eu conscience, comme l’ancienne DRH, Astrid Herbert Ravel, actuellement en procès contre le président Jean-Paul Bailly.

Le problème, c’est que les objectifs ne sont pas fixés comme ils devraient l’être. Prenons le courrier : la baisse du volume a été trop exagérée. Certes, les courriels ont limité le recours au courrier, mais dans le même temps, il n’y a jamais eu autant de boites aux lettres, du fait du nombre de maison individuelle, des divorces. Or, les cadres n’ont pas d’autre choix que de mettre en place des organisations du travail, pour écouler le trafic, élaborées avec des effectifs insuffisants. Résultat des courses : les facteurs ne finissent pas dans les temps, font des heures supplémentaires non payées et pour certains tirent sur la corde. Beaucoup de managers se rendent compte de cette situation et certains le vivent très mal. Autre surenchère, sur les départs en retraite non remplacés. La direction a fixé des objectifs démesurés, ce qui a provoqué de sérieuses empoignades y compris en haut lieu

Liaisons Sociales : Depuis, la commission Kaspar a rendu ses travaux et des mesures ont été prises. Qu'en pensez-vous ?

Thomas Barba : Comme disait le général de Gaulle, quand on veut enterrer un problème, on crée une commission. J’ai lu le rapport, qui ne mentionne pas la période 1991-2004. Je ne peux pas être contre les propositions de Jean Kaspar. Mais ce sont des évidences censées lutter contre des dysfonctionnements que nous dénonçons depuis des années. Il faut une DRH plus proche du terrain, plus humaine. Oui, et après ? Que se passe-t-il dans les faits ? Les postiers attendent de voir, car ils sont devenus très méfiants sur les annonces. Je vais vous donner deux illustrations récentes des problèmes qui perdurent dans notre entreprise. Le premier concerne un problème de management au sein de ma direction opérationnelle territoriale courrier (DOTC). Un cabinet d’audit a relevé une chose invraisemblable : le directeur de la DOTC faisait un conseil de direction sans aucun tour de table. Il a fallu un cabinet d’audit pour se rendre compte de ça. Les cadres du comité de direction n’osaient pas dire à leur supérieur que ce fonctionnement était trop directif.

Autre exemple, l’histoire d’un jeune facteur d’Albi, embauché en 2010, qui venait d’enchaîner 7 CDD à temps complet. Son contrat s’achève, on lui annonce qu’il est renouvelé mais on ne lui fournit pas de contrat. : il continue de travailler quelques jours de plus avant qu’on ne lui remette un nouveau CDD et qu’on lui demande de l’antidater pour rentrer dans les délais. Ce qu’il refuse, ne voulant pas signer de faux documents. Sur le plan juridique, c’est un faux en écriture privée. Il a travaillé 4 jours sans contrat, c’est devenu un CDI de fait. Il sera banni de La Poste. Gagnera quelques milliers d’euros aux prud’hommes pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. Les cadres qui l’ont « harcelé » pour qu’il antidate son contrat ont bénéficié, tout de même, d’une promotion, qui sans doute, pour être honnête, était déjà planifiée.

La question de la formation des managers à la prévention du stress est importante, mais comment appliquer ce qu’ils auront appris si les objectifs demeurent inflationnistes ? Selon moi, la véritable impulsion pour l’entreprise, dont l’Etat est l’unique actionnaire, doit venir du politique. Pour l’instant, la tension sociale perdure.

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 16:54

greve-generale-2009-01.jpg

La Fonction publique et les services publics sont indispensables pour tous les citoyens. Or, la situation s’est dégradée ces dernières années pour les personnels comme pour les usagers. Il est urgent et indispensable maintenant de changer de cap ! Et la crise ne peut pas servir de prétexte pour ne pas répondre aux légitimes revendications des agents publics.

Alors que des discussions sont en cours dans le cadre d’un agenda social de la Fonction publique, le gouvernement doit permettre à la Fonction Publique et aux services publics de jouer tout leur rôle.

Leur action est un puissant moyen pour lutter contre les inégalités et les injustices sociales. Le rôle de l’État est aujourd’hui de donner les capacités d’agir pour améliorer la qualité des services rendus à tous les usagers sur l’ensemble du territoire et dans le même temps d’améliorer les conditions de travail et de rémunération des agents.

Les organisations syndicales CGT, FSU, SUD / Solidaires appellent les agents de la Fonction publique à une journée de grève le 31 janvier prochain et à participer aux initiatives locales de mobilisation (rassemblements, manifestations...). Elles considèrent que les enjeux nécessitent une intervention la plus large possible des personnels. C’est pourquoi, elles poursuivent les contacts avec toutes les organisations syndicales de la Fonction publique pour une mobilisation massive le 31 janvier et pour construire ensemble les suites nécessaires.

Le 31 janvier, elles porteront des revendications pour :

- l’emploi en exigeant un moratoire immédiat sur les suppressions d’emplois et des créations partout où cela est nécessaire,
- les salaires et le pouvoir d’achat en exigeant notamment une augmentation urgente de la valeur du point d’indice,
- l’abrogation du jour de carence,
- l’amélioration du fonctionnement de la Fonction publique et des services publics.

Autant d’exigences que nous défendrons ensemble le 31 janvier pour peser sur les négociations à venir et en particulier sur la réunion du 7 février prévue avec la Ministre concernant les rémunérations.  

 

MANIFESTATION A LYON

Depart 11 Heures Place des terreaux

 

 

Tract Fonctionnaires

Tract contractuel-les 

Préavis de grève

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 16:05

im2.jpgA la suite d’une série de suicides sur le lieu de travail, le président de La Poste avait décidé de mettre en place une commission relative aux conditions de vie au travail, la fameuse commission Kaspar. En réponse aux conclusions pour le moins contestables de cette commission et à ses préconisations, la direction de La Poste a ouvert une négociation pour arriver à un « accord-cadre sur la qualité de vie au travail à La Poste ».

Cet accord se divise en deux parties. La première concerne un calendrier de chantiers de négociations. Il est à souligner que certains de ces chantiers sont imposés par la loi, comme celui relatif à la pénibilité, par exemple ; d’autres étaient déjà ouverts ou annoncés… Dans ce cadre, il est difficile de saisir l’importance de signer un accord, qui plus est sur des thèmes déjà annoncés dans le cadre de précédents accords validés en 2004 et 2007 qui prévoyaient l’ouverture de divers chantiers de négociations dont beaucoup n’ont abouti à rien ou n’ont même pas été ouverts !

La seconde partie concerne la mise en place de mesures immédiates. Et, là, c’est le grand désert : aucune mesure pour répondre aux attentes légitimes du personnel… Pour tenter d’attirer les organisations syndicales, les dirigeants de La Poste ont inclus dans cet accord un dispositif de départ anticipé… Il est vrai que cette mesure est attendue par certains collègues qui sont même prêts à subir une baisse de leur salaire mais également de leur pension retraite tellement ils sont épuisés. Il est à se demander pourquoi la direction de La Poste demande la signature des syndicats pour cette mesure alors que ce type de dispositif a été régulièrement ouvert lors de ces dernières années sans accord. Comme elle n’aborde nullement le remplacement des agents bénéficiaires de ce dispositif, elle demande aux organisations signataires d’accepter l’accélération des suppressions d’emplois ! La solution proposée pour résoudre le malaise social se résume donc à jeter les séniors dehors et ne rien faire pour les postier-es plus jeunes !!!

Pour la direction de La Poste, seul compte l’affichage qu’elle pourra faire de cet accord. Elle pourra ainsi se targuer d’avoir relancé le dialogue social avec un accord en trompe l’œil mais sans réelle volonté que les choses changent dans l’entreprise. D’ailleurs, au même moment, les réorganisations reprennent à tous les niveaux comme avant, voire à un rythme plus élevé… En clair, pour les patrons de La Poste, cet accord est avant tout un permis de réorganiser !

Dans ce contexte, la fédération SUD-PTT a donc décidé d’utiliser son droit d’opposition et exige l’ouverture de véritables négociations permettant la mise en place de mesures répondant aux attentes du personnel !

 

Voir le Tract 

 

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